Les corpos sont les 4 grandes compagnies fondées par les derniers riches de l’ancien monde anté-grand-pinage. Ayant survécu au massacre de leurs pairs, il ont relancé leurs profits au travers de la construction de bots et d’armes de tout poil, donnant chacun leur nom à ces nouvelles corporations.
Néanmoins, une grosse partie de leur fortune passe dans l’effort de guerre… La guerre sans pitié que ces corpos se mènent entre elles pour la domination totale du marché.

Ereinof

La plus puissante des corpos est aussi celle qui fabrique le plus de bots uniquement dédiés à la guerre. Bot’fions, Bot’railleurs et Robomirs de toute taille sortent à la pelle de ses usines. Sa puissance de feu est sans égale et ses usines sont les mieux gardées de tout Eden, mais globalement, cette corpo doit plus sa position aux volumes qu’elle produit qu’à la qualité intrinsèque de ses produits.
Son dirigeant Viktor Ereinof, descendant en droite ligne du fondateur, est avant tout un tyran et une brute qui ne s’embarrasse ni de scrupules ni de subtilité, et cela se ressent dans les produits Ereinof. Pourquoi s’embêter avec des munitions plus efficaces et compliquées à produire quand il suffit simplement d’augmenter le nombre de balles bon-marché dans la couenne du connard d’en face pour faire les mêmes dégâts ? “La quantité plutôt que la qualité” résume assez bien la stratégie d’Ereinof… Si on peut qualifier ça ainsi.

Vurreec

Constructeur plus pragmatique, Vurreec s’est spécialisé dans la conception d’armes sophistiquées et de bots à vocation pratique. Ses usines produisent ainsi plus de Mékadocs, de Méka’mtars, et de Méka’moufflés que celles de ses confrères, et c’est en inondant le marché de bots vraiment utiles à tous que Vurreec fait la majorité de ses bénéfices.
Son patron actuel, l’auto-proclamé Baron O’Carey, est un homme ô combien sophistiqué, lui aussi, mais également froid et calculateur. Il échafaude des plans plus tordus les uns que les autres de manière maladive, et parfois pour accomplir les objectifs les plus triviaux. Nombreux sont les habitants d’Eden qui furent sans le savoir les victimes collatérales d’une simple envie de psychofraises du Baron.

Dorcann

Auparavant à peu près aussi sauvage et bas du front que sa concurrente Ereinof, la corpo Dorcann a subi, il y a de ça 20 ans, une drastique métamorphose lorsque Don Al’duk s’est emparé du siège de directeur. Ancien chef mafieux trahi par son propre bras droit, le Don a plutôt bien mené sa reconversion et a entrepris de donner une image de sérieux et de discipline à l’entreprise. Tablant sur le besoin impérieux de sécurité des habitants d’Eden, la corpo centre ainsi sa production de bots sur les Robomirs et les Roboss et fournit en bots tant les milices des villes, que les caravanes de marchands ou les caravansérails des terres désolées.
Par ailleurs, Dorcann produits aussi de nombreux autres dispositifs de sécurité, allant de la simple caméra de surveillance aux systèmes de protection autonomes hors de prix, en passant par tout un tas de tourelles, pièges. Côté armes, Dorcann est surtout réputé pour ses armes et munitions non létales.

Lurecar

Lurecar est la corpo qui produit le moins d’armes, létales comme contondantes. Au lieu de ça, elle concentre son savoir-faire dans la construction de bots anthropomorphes à vocation d’espionnage, de reconnaissance, et de séduction. C’est pourquoi le gros de sa production est constitué de Robo’Parleurs et de Mékamouflés.
En outre, Lurecar est aussi le plus gros producteur de sex bots et de drogues d’Eden, et possède ses propres bordels un peu partout.
Michael Gaud, son vénérable boss depuis bientôt cinquante ans, a bien compris qu’en contrôlant le vice, l’information et les rumeurs, la fabrication d’armes devenait très accessoire, car la guerre se menait alors sur un tout autre plan.
C’est ainsi que Lurecar procède : en espionnant ses opposants, en leur coupant continuellement l’herbe sous le pied, et en les attaquant à coup de scandales et de désinformation.