Niveau de Rads moyen : 13 (élevé)

“Regarde, mon frère, il m’envoie un signe. Regarde cette vague. C’est la vague du destin, la vague pour toi, frère. Prends ta planche et va, frère. Va !
[...]

Pluzin, ô grand maître, tu es bien dur avec nous, mais qui sème le vent récolte la tempête. Ou plutôt, qui ne recharge pas son électro-surf se noie dans le sable.”
– Fabio, donnant son dernier cours d’électro-surf à ST00P1D, son disciple.

La Mer de Sable se trouve au Sud-Ouest de Morte Rouille, enclavée au milieu des montagnes qui parlent. C’est de loin l’endroit le plus dangereux et incertain du Désert Gris-Bleu, si l’on est pas adéquatement préparé.

Anciennement située au dessus d’un lac souterrain, la zone fut tellement burinée par les explosions antiques qui ont créé le Désert qu’aujourd’hui les sables se sont mêlés à l’eau sur-irradiée, et les deux se meuvent aujourd’hui ensemble comme un espèce de fluide aqueux corrompu et immonde, rendant l’endroit impraticable à pieds, et ô combien mortel. La seule manière d’évoluer sur cette boue toxique, c’est d’utiliser des véhicules équipés d’électro-propulseurs permettant de se maintenir au dessus de la vase. Ils prennent des formes très diverses, comme des bateaux de diverses tailles, des barges, des camions, ou encore des planches de surf motorisées.

Combien de connards ont coulé ici comme des abrutis… on ne compte même plus. En grande partie parce-qu’ici, des connards, on en trouve à la pelle. Et que ce ne sont pas les dangers qui manquent pour les foutre à la baille.
Hormis les Tout-En-Camion (certain d’entre eux étant aussi équipés d’électro-camtars), les nombreux électro-pirates, une faune mutante ignoble est venue, on ne sait comment, peupler ces “eaux” non moins ignobles. Les thons des sables et les sableines sont des mastodontes dont la chair ne peut certe pas être consommée, mais dont les diverses autres parties (dents, yeux, défenses) présente un intérêt dans la confection de drogues, de gri-gris et d’autres ressources. De nombreuses communautés d’électro-pêcheurs se sont ainsi formées autour de la mer de sable pour pêcher ces créatures et revendre leurs précieux butin mais ces dernières ne se laissent pas faire et rendent le métier dangereux.
Par ailleurs, des créatures plus petites mais non moins dangereuses nagent dans la Mer de Sable et attaquent directement les navigateurs, augmentant encore le risque : shablarks, raies-pinards, murènes des sables…

Disons, pour résumer, que si vous comptez partir en vacances, la Mer de Sable n’est peut-être pas la destination idéale.

Communautés et autochtones

Les électro-pêcheurs

Faisant commerce des arêtes de thons des sables, ingrédient principal de l’épice, des défenses et des os de sableines, utilisés dans la confection d’armement, et d’autres “produits de la mer”, les électro-pêcheurs peuplent la Mer de Sable. Des plateformes de commerce et d’habitation implantées sur tout son pourtour leur servent de point de chute entre les pêches et leur permettent d’échanger le fruit de leur dangereux labeur. Ces plateformes sont de véritables mini-villes et offrent aux électro-pêcheurs tout le spectre du divertissement edenien (prostituées, drogue, jeux d’argent, arènes de combat, etc.) condensé sur quelques centaines de mètres carrés.

N’allez pas croire que les électro-pêcheurs sont de gentils petits pêcheurs inoffensifs. Lorsqu’ils sont en pêche, ils prennent très vite l’habitude de numéroter leurs abattis, ou bien ils “crèvent” très, très vite dans d’atroces souffrances, réduits en quelques morceaux encore à vif et lentement digérés par une “crève” ou une autre créature de la Mer, ou encore abordés et découpés en morceaux par des électro-pirates venus leur subtiliser le produit durement acquis de leur pêche. Du coup, les bons pêcheurs sur la Mer de Sable tiennent en fait plus de vraies brutes toujours sur le qui-vive et capables de repasser une demi-douzaine de boucaniers d’opérette seuls et à mains nues. Et vous imaginez bien qu’ils voguent en général avec un peu plus d’équipement que leurs seules petites paluches cradingues sur leurs rafiots.
Bref, quand on est sain d’esprit, on n’emmerde pas un électro-pêcheur. Cela dit, Eden n’a plus beaucoup de gens sains d’esprit… Tout se perd de nos jours.

Les électro-surfeurs

Les électro-surfeurs sont une communauté éparse étonnamment considérés par tous les autres autochtones comme la pire plaie de la Mer de Sable.
Ceux qui ne font rien de plus qu’attendre sur leur électro-surf que se présente une vague de sable pour la surfer voient la réputation du sport tout entier ternie par les électro-surfeurs plus “entreprenants” qui créent leurs vagues eux-même à grands renforts de bombes en tout genre. Dans l’affaire, ils dérangent tout le monde, que ce soit les électro-pêcheurs qui voient ainsi leur pêche annihilée par le passage de ces gêneurs, ou les honnêtes électro-pirates qui se font déranger dans leurs abordages par des vagues artificielles de plusieurs dizaines de mètres de haut. Bref tout le monde les déteste. De ce fait tout le monde tente de leur faire la peau.
Cela rend ce sport aussi dangereux pendant qu’après l’effort, ce qui n’est pas peu dire, car sur la Mer de Sable, la moindre chute en cours de surf est fatale. Mais cela ne décourage pas les électro-surfeurs.
Menés par Fabio, prophète de Pluzin, et complètement dévoués à cette divinité, ils sont persuadé qu’un jour, une vague (LA vague) emmènera ceux qui se seront montrés dignes devant Pluzin. C’est donc avec ferveur et opiniatreté qu’il montent jour après jour les vagues de la Mer de Sable, sans peur de la mort, puisque la chute fatale au sommet d’une déferlante n’est peut-être après tout qu’une manière pour Pluzin de ramener ses enfants à son chevet.

La garde sèche

D’anciens membres de la garde mouillées de Plouf 1er qui se sont rebellés et ont été contraints de fuir le Royaume Marin après une tentative de coup d’état ratée. Ils sont aujourd’hui des pirates sans pitié sur la Mer de Sable, et les criminels qui n’ont plus rien à perdre sont les plus implacables. Si la mer du désert les garde au sec, ils trempent en revanche maintenant dans l’esclavagisme, la drogue et le pillage. Des gens charmants comme on n’en fait plus...

Points d'intérêt

Sableu

Sorte de gigantesque plateforme “flottante” arrimée à la bordure Nord-Est de la Mer de Sable, Sableu forme la plus grosse communauté d’électro-pêcheurs du coin. L’endroit fait office de ville et lieux d’échange dans la région, et est tenu par Anne Duo, la “commismaire”, une ancienne pirate reconvertie qui assure pour le moment que la ville ne soit pas trop prise pour cible par les flibustiers des sables.

L’autel du chaos

Il se murmure dans le désert qu’au centre de la Mer des Sable se trouve un autel secret dédié à un dieu. Nul n’a apparemment pu vérifier cette affirmation, et personne ne sait exactement à quel divinité il serait consacré, mais par la présence forte des électro-surfeurs dans la région, beaucoup suspectent une relique de Pluzin, d’où le nom qui a été attribué à ce lieu fantasmé.

Le Vague

Cet électro-rafiot de la taille d’un gros navire de croisière, errant sur la Mer de Sable à la manière des Tout-En-Camion, serait un vaisseau fantôme rempli de richesses jusqu’à la gueule, mais maudit par Largente, selon Fabio et les autres électro-surfeurs. Quelques électro-pêcheurs racontent y être montés et ne rien y avoir vu, mais les légendes sont bien plus attrayantes, et de ce fait, ceux qui disent avoir visité le Vague et en être ressortis bredouilles sont systématiquement taxés de menteurs.

La flotte de Vurreec

Cette flotte d’électro-navires appartient à la Corpo Vurreec. C’est visiblement une flotte de recherche, mais on n’en sait guère plus sur l’objet de leurs recherches parce qu’ils ont une fâcheuse tendance à transformer les fouilles-merde en passoires à plombs.

Faune marine

Les dorades du désert

Ces poissons de sable vivant en bancs sont l’espèce la plus représentée dans la Mer de Sable, et comme ils se nourrissent de débris radioactifs, leur population ne peut qu’être florissante dans ces sables. Heureusement, celle-ci est régulée par les nombreux prédateurs qui les traquent et s’en nourrissent.

Les thons des sables

Poissons pouvant mesurer facilement deux mètres de long à l'âge adulte, les thons des sables sont des poissons carnivores peu téméraires qui se nourrissent principalement de dorades et des restes des malchanceux qui coulent à pic dans la Mer de Sable. Leurs arêtes sont le composant principal de l’épice, ce qui rend leur pêche particulièrement attractive pour qui veut se faire de l’argent rapidement.

Les raies-pinards

Ces raies, d’une couleur lie-de-vin qui leur vaut leur nom, sont plutôt des charognards qui nettoient en général les fonds de la Mer de Sable des cadavres des différentes espèces qui coulent à pic. Mais elle sont aussi très colériques et lorsqu’elles sont dérangées en plein repas par le passage d’un gros bateau ou une explosion provoquée par un électro-surfeur, elles sont prises d’un accès de rage et remontent à la surface pour chercher à passer leurs nerfs. Elles ne sont pas extrêmement impressionnantes mais ne vous y trompez pas. Elles sont rapides comme l’éclair, et l’aiguillon acéré qui termine leur appendice caudal libère un puissant acide qui dissout chairs comme métaux.

Les murènes des sables

Ces raies, d’une couleur lie-de-vin qui leur vaut leur nom, sont plutôt des charognards qui nettoient en général les fonds de la Mer de Sable des cadavres des différentes espèces qui coulent à pic. Mais elle sont aussi très colériques et lorsqu’elles sont dérangées en plein repas par le passage d’un gros bateau ou une explosion provoquée par un électro-surfeur, elles sont prises d’un accès de rage et remontent à la surface pour chercher à passer leurs nerfs. Elles ne sont pas extrêmement impressionnantes mais ne vous y trompez pas. Elles sont rapides comme l’éclair, et l’aiguillon acéré qui termine leur appendice caudal libère un puissant acide qui dissout chairs comme métaux.

Les shablarks

"Quoi, Fabio ? Ah oui, ses cicatrices. En fait il surfait une vague du désert et BAM ! Un shablark l’a chopé sur les côtes. De quoi ? Sa sale gueule ? Non, ça c’est de naissance."
- Tad Criz, ex électro surfeur.

Les shablarks sont les requins du désert. Comme les autres poissons des sables, les shablarks se repèrent aux vibrations du liquide vaseux, et non grâce à leur vue qui est par ailleurs très mauvaise. Mais leur acuité sensorielle est bien plus élevée que les autres poissons et la moindre petite vibration leur est perceptible à plusieurs centaines de mètres à la ronde. Qu’un électro-surf tape malencontreusement la surface de la mer lors d’un trick raté dans le territoire de chasse d’un shablark, et celui-ci en sera immédiatement averti.

Les crèves

Les crèves sont une espèce de crevettes mutantes carnivores trop grandes pour leur appliquer encore le suffixe “ette”. Longues d’environ 1 mètre, elles se déplacent en petits groupes de 3 à 10 individus et chassent les daurades du désert, les electros-surfeurs, et les petite embarcations d’électro-pêcheurs débutants. Les plus gros groupes vont même jusqu’à chasser les shablarks et les thons des sables.

Les Sableines

De véritables baleines des sables. Ces colosses de plusieurs dizaines de mètres sont majoritairement inoffensifs, mais leur taille gigantesque provoque parfois des accidents avec les électro-pêcheurs ou les pirates.
A noter que quelques sous-espèces de sableines sont carnivores et prédatrices, notamment les sableines marteaux. Heureusement que leur population est plus réduite, car se retrouver nez à nez avec un tel spécimen est un funeste présage.