Si y a bien une culture qui a su s’adapter à ce monde sans se compromettre au milieu de ses semblables, c’est bien celle des Vadrouilleurs.

Rats des villes ou rats des champs, les Vadrouilleurs évoluent en marge de la société et vivotent tant bien que mal, dans les taudis des villes ou à travers les terres désolées, en perpétuel voyage. Parfois ils se regroupent en petits clans, entre eux, et parcourent le monde en petites caravanes, faisant halte aux abords des cités. Parfois encore, ils favorisent une vie de solitude, ne comptant que sur eux-même pour subvenir à leurs besoins.
Mais qu’ils soient de la ville ou d’en dehors, ils sont véritablement des encyclopédies sur pattes quand il s’agit de rester en vie par tous les moyens. Ce sont des parangons de survivants. Et heureusement, car ils sont très mal perçus par le reste de la populace, en partie à cause de leur mode de vie que d’aucuns qualifient de “parasite”, mais aussi de leur apparence rendue très inhabituelle par leur exposition plus fréquente aux radiations. Un Vadrouilleur négligeant se fait bien vite décaniller par quelque tocard aux idées courtes et aux préjugés violent (et ça ne manque pas).

Pour cette raison, les Vadrouilleurs sont un peu avares en paroles et plutôt méfiants avec ceux qui ne partagent pas leur culture.

Malgré ces stéréotypes, chacun sait que s’il veut obtenir un tuyau, faire courir une rumeur, ou s’assurer un passage sûr dans les terres désolées, il a tout intérêt à s’attirer les faveurs d’un Vadrouilleur car ils sont les gardiens des canaux les plus sûrs et les plus underground.

Les Vadrouilleurs profitent bien sûr de cet état de fait pour mettre du beurre dans les épinards et ne bradent pas leurs secrets, bien loin de là.

Relations

Les Vadrouilleurs se montrent méfiants avec toutes les autres cultures. Une des deux seules qui leur inspirent un peu plus de confiance que les autres, c’est celle des Pognes-noires qui semblent de leur côté leur rendre cette familiarité.

L’autre culture qu’ils voient d’un bon oeil, c’est celle des Loustics, qui subissent le même genre d'apartheid qu’eux, voire pire. Bien au courant de la réticence des Loustics à faire appel à eux, ils leurs refusent néanmoins rarement leur assistance, par principe, car ils savent qu’ils ne la demanderaient pas en dehors d’une affaire de vie ou de mort. Ils n’oublieront cependant pas de tirer avantage de cette dette de vie une fois l’orage passé, car les talents des Loustics sont eux aussi bien utiles. L’entraide oui, mais mutuelle.

Caractéristiques

  • CARACs de base : Vigueur 2, Prestance 0, Autres 1
  • COMPs Favorisées : Survie OU Savoir / Endurance OU Perception / Résistance OU Athlétisme / Armes longues OU Armes blanches OU Discrétion
  • COMPs restreintes : Charisme / Expression

Spécial

Atout : Flair à danger

Grâce à leur vie de nomade plutôt risquée, les Vadrouilleurs sont des survivants et ont développé un sens affûté du danger. Grâce à lui, ils arrivent à percevoir à l’avance les coups fourrés et les traquenards. En terme de règles, ils ont accès à une spécialité de Perception fort utile et exclusive à leur culture : “Sens du Danger”, qui leur permet de tester leur Perception au tour qui précède un mauvais coup à leur encontre ou à celle de leur groupe afin de pouvoir réagir.
La difficulté du test sera à décider par le DM en fonction de l’ingéniosité déployée pour asséner le coup en traître. Si le mauvais coup n’est pas de nature intentionnelle, le SR standard est de 8. Cette capacité est inédite chez les autres cultures viandues qui n’ont pas développé à ce point ce flair pour le danger, et ils peuvent même  l’améliorer avec l’expérience au même coût qu’une Spécialité de COMP restreinte (Niveau actuel x 1,5).

Handicap : Mutant sauvage

A force d’aller n’importe où, les vadrouilleurs sont plus souvent exposés à des niveaux importants de radiations que les autres, et avec les années, ils finissent toujours par développer une mutation extérieure qui les rapproche visiblement de leur mode de vie sauvage, un genre de trait animal, mais toujours d’une une teinte inhabituelle. Pour un vadrouilleur qui passe plutôt sa vie dans les égouts des villes, il n’est pas rare qu’il finisse par développer une queue de rat bleue, un nez vert allongé comme un museau, ou une paire d’antennes de blatte roses. Quoi qu’il en soit cette particularité les rend directement identifiables, et avec l’à-priori que les autres cultures ont à leur encontre, tous leurs tests sociaux (sauf Empathie) pour interagir directement avec quelqu’un d’une autre culture se font à +2SR.